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Qui facture qui, exactement ?

C'est la question qui décide de la signature, et elle mérite une réponse au cordeau. Quand un particulier vend son surplus à son voisin, il n'y a que trois flux d'argent, chacun entre deux parties précises. Personne ne s'intercale, et surtout pas nous : Mandat Énergie n'encaisse jamais un centime de l'électricité vendue.

Publié le 30 août 2026 — Vendre mon surplus, un service du bureau d'études Mandat Énergie. Références vérifiées à la date de publication.

Les trois flux

Le trajet de l'argent Le voisin règle directement le producteur, au prix convenu. Le gestionnaire de réseau mesure et publie les volumes. L'organisateur facture un honoraire au producteur : aucune somme ne transite par lui. Votre voisin consommateur Vous producteur, créancier le règlement, en direct Le gestionnaire de réseau mesure et publie — il fait foi Nous honoraire de gestion — rien ne transite
Trois acteurs, un seul flux d'électricité facturé entre vous deux : l'argent va directement du voisin au producteur.
Qui paieÀ quiQuoiQuand
Le voisin au producteur, directement Les kilowattheures locaux qui lui ont été affectés, au prix convenu entre eux Chaque mois, sur facture établie d'après les mesures du gestionnaire de réseau
Le voisin à son fournisseur habituel Le complément — tout ce que la production locale n'a pas couvert — plus son abonnement, inchangé Sa facture habituelle, minorée des kilowattheures locaux
L'acheteur obligé au producteur Le résidu injecté que le voisin n'a pas consommé, au tarif de son contrat d'achat, qui continue Selon la périodicité de son contrat, sur la base des mêmes mesures

Et nous, dans tout ça ?

Notre rôle est d'établir la facture mensuelle au nom et pour le compte du producteur — un mandat de facturation, encadré par le code général des impôts — puis d'en assurer le suivi. Le règlement, lui, va directement du voisin au producteur : virement ou prélèvement entre eux, sans transiter par nous. Nous ne sommes ni fournisseur d'électricité, ni collecteur de fonds ; nous orchestrons, nous n'encaissons pas.

Ce que chacun voit passer, concrètement

  • Le producteur reçoit chaque mois le détail des volumes partagés, la facture émise en son nom, et le règlement de son voisin. Son contrat d'achat continue de lui régler le résidu injecté. En fin d'année, il dispose d'un récapitulatif pour ses obligations déclaratives.
  • Le voisin reçoit deux factures au lieu d'une : celle de son fournisseur, allégée, et celle de son voisin producteur, au prix convenu. Son compteur, son abonnement et son contrat ne bougent pas.
  • Le fournisseur du voisin est informé par le gestionnaire de réseau des quantités locales affectées : la déduction est automatique, il n'y a rien à lui demander.

Les limites, dites clairement

  • Les montants dépendent des volumes réellement partagés, mesurés par le gestionnaire de réseau — pas d'une estimation de notre part.
  • Le prix entre voisins est libre mais figé dans l'accord signé ; toute évolution passe par un avenant.
  • La fiscalité du producteur dépend de sa puissance et de sa situation : le cadre est détaillé ici, avec ses zones encore ouvertes.

Questions fréquentes

Le voisin doit-il payer d'avance ?

Non. Il paie après coup, sur facture, pour des kilowattheures déjà mesurés et affectés. Il n'y a ni dépôt, ni provision, ni abonnement.

Que se passe-t-il si le voisin ne paie pas ?

L'accord signé entre les deux parties prévoit ce cas : relance, puis sortie de l'opération du consommateur si l'impayé persiste. Le producteur retrouve alors la situation antérieure — son surplus repart intégralement vers son acheteur obligé. Son alimentation à lui n'est jamais en jeu, ni celle du voisin.

Pourquoi ne passez-vous pas par un paiement centralisé, ce serait plus simple ?

Parce que ce serait changer de métier. Encaisser l'électricité des autres ferait de nous un intermédiaire de paiement, avec les obligations qui vont avec, et un maillon de plus entre vous et votre argent. Le circuit direct est plus court, plus lisible, et chacun garde la main.