Tarif d'achat du surplus : 1,1 c€/kWh depuis le 5 juin 2026
Votre surplus solaire vaut plus chez votre voisin qu'au bout du réseau.
Vous produisez de l'électricité solaire et une partie repart sur le réseau pour presque rien. Cette électricité-là, un voisin peut vous l'acheter directement, au prix que vous fixez. Vous remplissez, il accepte, nous montons le dossier.
Le problème
Vous avez payé vos panneaux. Le réseau, lui, ne les paie plus.
Presque toutes les installations résidentielles fonctionnent de la même façon : vous consommez ce que vous pouvez pendant la journée, et le reste part sur le réseau, où il est racheté par un acheteur obligé. Ce rachat était la contrepartie qui rendait le calcul intéressant. Depuis le 5 juin 2026, pour une installation jusqu'à 9 kWc, il est tombé à 1,1 centime d'euro par kilowattheure, et la prime à l'autoconsommation a été supprimée.
Concrètement, un millier de kilowattheures envoyés sur le réseau vous rapportent aujourd'hui de l'ordre de onze euros dans l'année. Le même millier de kilowattheures, consommé par le voisin d'en face, se négocie à un tout autre niveau : c'est de l'électricité livrée sur place, qu'il paie de toute façon à son fournisseur, et généralement plus cher.
Le point de bascule n'est donc pas technique. Vos panneaux ne changent pas, votre compteur ne change pas, votre installation ne bouge pas. Ce qui change, c'est à qui va l'électricité que vous ne consommez pas.
La mécanique
Quatre étapes, et un seul formulaire à remplir.
Vous faites votre proposition. Le reste, nous le portons : montage du dossier, déclaration auprès du gestionnaire de réseau, suivi des index, facturation mensuelle en votre nom.
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Vous faites votre proposition
Vos coordonnées, celles de votre voisin et le prix que vous fixez. Un seul formulaire, deux minutes.
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Votre voisin répond en un clic
Il reçoit un seul message, envoyé en votre nom, avec votre prix. S'il refuse, ses coordonnées sont effacées et nous ne le relançons pas.
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Vous déposez vos documents
S'il accepte, chacun de vous dépose une facture d'électricité récente dans son espace de suivi, ouvert par le lien reçu par e-mail.
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Nous montons l'opération, et nous la gérons
Nous vérifions l'éligibilité, rédigeons les accords, déclarons l'opération au gestionnaire de réseau, puis émettons chaque mois la facture correspondant à l'électricité réellement partagée. Vous n'avez plus rien à faire.
Ce que nous ne vous promettons pas
Un chiffre honnête vaut mieux qu'un chiffre flatteur.
Nous ne pouvons pas vous garantir un revenu. Ce que votre voisin vous achètera dépend de ce qu'il consomme au moment où vous produisez : une maison vide en journée absorbe peu, une personne en télétravail ou à la retraite absorbe beaucoup plus. Tant que nous n'avons pas les consommations réelles, toute projection précise serait une invention.
Ce que nous pouvons affirmer, en revanche : le prix que vous fixez s'applique aux kilowattheures effectivement partagés, et ceux qui ne le sont pas restent rachetés comme aujourd'hui. Sur le plan du tarif, vous ne pouvez donc pas y perdre ; la seule question ouverte est le volume.
Et ce volume, justement, se travaille. Nous proposons en option un système de pilotage de l'énergie (EMS) qui décale automatiquement les usages flexibles — eau chaude, chauffage, climatisation, recharge — vers vos heures de production. Sur les installations équipées, la part de la production consommée sur place gagne couramment de l'ordre de 15 à 30 points, selon les équipements pilotables du foyer. Le chiffre applicable à votre duo est estimé lors de l'étude, jamais garanti d'avance.
Et pour votre voisin ?
Ce qu'il vous achète, il ne le paie plus à son fournisseur.
L'affaire n'a de sens que si elle est bonne des deux côtés, et elle l'est par construction. Chaque kilowattheure que votre voisin vous achète vient en déduction de ce que son fournisseur lui aurait facturé : au prix convenu entre vous, il paie cette électricité moins cher que celle de son contrat, sans rien changer à son abonnement.
Un ordre de grandeur, à titre illustratif
Un foyer qui vous achète 1 500 kWh dans l'année à 10 c€/kWh les paie 150 €. Ces mêmes kilowattheures, facturés au tarif réglementé en vigueur — 20,01 c€ TTC par kilowattheure en option base au 1er août 2026 —, lui auraient coûté environ 300 € : deux fois plus. Son économie réelle dépend de son contrat, souvent proche de ce repère : c'est précisément ce que sa facture nous permet de chiffrer avant tout engagement.
C'est aussi pour cela que le prix se discute à deux : en dessous du tarif de son fournisseur, il gagne sur chaque kilowattheure ; au-dessus de votre tarif de rachat, vous gagnez sur chacun aussi. Tout l'intervalle entre les deux est un accord gagnant des deux côtés.
Les objections qu'on nous fait
Trois questions qui reviennent à chaque fois.
Dois-je résilier mon contrat d'achat de surplus ?
Non. L'électricité partagée avec votre voisin sort du périmètre du surplus racheté, mais le contrat continue de vivre pour tout le reste. C'est même préférable : il joue le rôle de filet les jours où votre voisin consomme peu. Une seule exception à vérifier au cas par cas : les offres dites de batterie virtuelle, qui sont incompatibles avec ce type de partage.
Faut-il des travaux, un câble, un compteur supplémentaire ?
Aucun. L'électricité continue de circuler par le réseau public existant. Ce qui change est comptable : le gestionnaire de réseau affecte à votre voisin une part de votre production, mesurée par vos compteurs communicants respectifs. Il faut donc que vous soyez tous les deux équipés d'un compteur communicant, ce qui est le cas de la très grande majorité des foyers.
Combien cela nous coûte-t-il, à lui et à moi ?
Rien pour votre voisin : il paie l'électricité qu'il vous achète, au prix convenu, et rien d'autre. Côté producteur, notre rémunération est un honoraire de gestion indexé sur les montants facturés, présenté avant toute signature. Nous ne prélevons rien sur les flux : vous restez le vendeur et le créancier de votre voisin, aucune somme ne transite par nous.